Du 21 au 27 mai dernier je me suis rendu sur la cote est des USA pour une visite sur le thème de la sécurité et des transports.

The Big Apple comme aiment tant l’appeler les américains était considérée comme la ville du crime au début des années 90. Il a donc était très intéressant de voir et d’analyser comment l’attractivité de New York a été amélioré via une politique de fermeté mais également de développement économique sans oublier le travail sur l’éducation et l’urbanisme.

Pour se faire j’ai donc visité le commissariat situé dans le centre ville de New-York City qui via des échanges intéressants avec les agents et responsables de la police new-yorkaise m’a permis de comprendre une chose : les violences et les crimes restent cantonnés et repoussés en périphérie de la ville centre, cachés de l’opinion, des touristes et des médias.

C’est en creusant un peu, que les agents m’ont expliqué que les vols à la tire et les pickpockets posaient toujours problème aux forces de l’ordre. On ne peut donc pas dire que la problématique de l’insécurité soient réellement réglée à NYC mais plutôt déplacée pour permettre le développement et l’attractivité du centre de la ville. Cela ne me parait pas tout à fait satisfaisant car c’est comme si on ne s’occupait que de nettoyer la vitrine d’un magasin sans se préoccuper de l’état de propreté de l’arrière boutique. C’est le risque de faire les choses sans les régler vraiment mais en les déplaçant.

Une fois encore il est triste de constater que les habitants honnêtes de la périphérie soient lésés, ça reste une constante que cela soit en France ou aux États-Unis.

Le second volet de ma visite, comme je vous l’ai dit, s’est faite sur le thème des transports, c’est donc tout naturellement que j’ai souhaité emprunter le train pour effectuer le trajet New-York/Washington. Je me suis donc installé pour effectuer un voyage de 3h avec la compagnie Amtrak, équivalente de notre SNCF. Notre train est parti avec 20mn de retard, sa vitesse maximale est d’environ 150 kms/h et le confort est digne de nos trains dans les années 80. On entend régulièrement certaines personnes dénigrer notre service public de transport ferroviaire en France alors que nous sommes parmi les meilleurs au monde sur longues distance. C’est en voyageant que je me dis que Certes, nous avons d’énormes progrès à faire concernant les trains régionaux et ce que j’appelle plus communément le transport public de la vie quotidienne (RTM comprise), mais quand même la SNCF reste au dessus de Amtrak.

Par la suite j’ai visité le métro de Washington où j’ai découvert des aspects qui font rêver le Français et le marseillais que je suis ! 0% de fraude et d’insécurité officiellement selon les dirigeants de la WMATA, équivalent de la RTM et la RATP à Washington. Le concept très simple s’appuie sur la vigilance citoyenne et la réactivité face aux comportements déviants qui tendraient à bafouer les règles de respect et au-delà . Enfin il faut préciser qu’avec 180 kilomètres de métro et plus de 750 000 voyageurs/jour le métro de DC connaît très peu de délits et agressions. Quand je vous dis que cela me fait rêver, je parlais du nombre de kilomètres de métro offert (24 kms à Marseille) et du comportement citoyen des usagers car côté matériel, propreté des stations et tarification notre modèle ne me semble pas moins performant loin de là. Pour terminer sur le volet transport, je confirme mon agréable étonnement de constater encore aujourd’hui sur le terrain combien les usagers du métro s’acquittent à l’unanimité du titre de transport sans qu’il y ai besoin de la présence vérificateurs et de contrôleurs. Il en va de même pour le total respect que j’ai pu constater à l’intérieur des stations et des rames.

Enfin pour finir, je souhaiterais revenir avec vous sur un point qui me semble important de traiter : Le patriotisme.

Ces drapeaux qui flottent à de nombreux endroits à Washington et dans le reste des
États-Unis m’ont amené à penser que plus que d’évoquer l’identité nationale pour instrumentaliser l’électorat nous ferions mieux en France d’inculquer ce que veut dire être français dès l’école primaire en partageant symboles et fierté d’appartenance.

Français, Européen et aussi ce que nos histoires personnelles et familiales nous ont légué, voilà la manière dont nous devons aborder la question identitaire, c’est à dire sereinement.

Au final mon séjour aura été très intéressant et très enrichissant en matière d’analyse et de comparaison dans les domaines des transports et de la sécurité. Si comparaison ne peut devenir transposition (et ce n’était pas l’objectif de mon déplacement), je reste néanmoins convaincu que plus que d’opposer des modèles il s’agit de les croiser pour tenter d’en retenir le meilleur.

C’est la même chose en politique; la gauche, la droite ou le centre ne peuvent prétendre détenir la vérité à eux seuls. Au fond les bonnes idées ne sont le monopole d’aucun parti, ni d’aucun pays. Il faut puiser le bon sens, l’intelligence et le savoir faire là où ils se trouvent sans dogmatisme et sectarisme.

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