2014-2020, Notre combat pour une autre Europe

Avec la crise économique, la grande précarité s’est accentuée partout sur le continent. Dans ce contexte dramatique, l’Europe doit être sociale. Elle doit assurer à chacun un toit, de quoi manger et une vie décente. Logement, égalité salariale hommes-femmes, démocratie sociale dans l’entreprise, instauration d’un revenu minimum sont autant de priorités que je compte promouvoir à l’échelon européen. Il nous faut recréer un lien social entre le peuple et l’Europe, notamment via une véritable démocratie européenne. Or une chose reste certaine, c’est en insufflant plus de démocratie dans le fonctionnement des institutions européennes, c’est en rapprochant la « bureaucratie bruxelloise » des citoyens de l’Union, c’est en développant les mécanismes de solidarité entre États que l’on fera reculer l’europhobie, que l’on rassurera les marchés, que l’on créera un véritable sentiment européen.

L’avenir de l’Europe réside par ailleurs dans sa jeunesse. La création d’une jeunesse citoyenne européenne passe par l’apprentissage des langues, par les échanges. Ceux-ci ne doivent pas se limiter à quelques privilégiés mais doivent devenir la norme, avec par exemple l’obligation pour chaque étudiant de passer une année à l’étranger et par l’augmentation de la bourse Erasmus. Ces échanges ne doivent pas non plus se limiter aux étudiants mais devraient être élargis aux stages en entreprise, aux formations, à la collaboration dans la recherche…

Je veillerais enfin chaque année à inviter des citoyens et citoyennes et des associations au Parlement européen, comme je l’ai fait depuis mon arrivée, afin de leur montrer une autre face de l’Europe. Une Europe proche de ses citoyens, solidaire et ouverte.

Poser des règles claires sur l’interdiction d’exploiter le gaz de schiste

Face à la forte pression exercée par les lobbies industriels et malgré certaines déclarations isolées, le Parlement européen s’est prononcé contre un moratoire sur les gaz de schiste. Si la politique de l’énergie relève en premier lieu de la compétence des Etats, j’ai regretté ce très mauvais signal envoyé aux investisseurs. Il serait irresponsable de donner notre blanc-seing à l’exploitationdes gaz de schiste puisque la législation européenne actuelle est lacunaire et défaillante : elle ne protège ni la santé des citoyens, ni l’environnement. Pour garantir une protection maximum des citoyens européens, il est impératif de poursuivre les mobilisations pour obtenir un moratoire. C’est un combat que je poursuivrais, si vous m’en donnez mandat !

Biodiversité : se battre pour une vie plus saine

se battre pour une vie plus saine

Les citoyens européens sont préoccupés par la qualité de l’air qu’ils respirent, de l’eau qu’ils boivent et de leur alimentation. Pourtant la pollution environnementale détériore les ressources qui garantissent ce bien-être.À Bruxelles et Strasbourg, nous nous battons pour assurer une protection efficace de l’environnement et de la santé humaine, dans le respect du droit de tous les consommateurs d’être correctement informés.Interdire les OGM en Europe, développer les filières de proximité, réformer la PAC, autant de combats que nous avons livrés face à l’industrie agro-alimentaire et qu’il va falloir continuer à mener de pied ferme.

Lutter contre le dumping social

dumpingsocial

Il y a eu l’effet Bolkestein, puis plus rien. Depuis 2006, le débat européen tourne en rond sur la question pourtant fondamentale des services d’intérêt général, le nom donné aux services publics dans les institutions européennes. En effet, après avoir révélé la fragilité du statut juridique et politique de ces services, et en particulier des services sociaux de petite échelle, l’UE n’a pas entrepris de mesures concrètes pour les sécuriser. Alors que les crises financière, économique et sociale battent leur plein, leur rôle d’amortisseur est pourtant essentiel.

Piliers du modèle social européen, les services publics sont un outil de redistribution pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion et garantir un accès universel aux droits fondamentaux. Ils représentent aussi un vivier d’emplois non délocalisables sur tous les territoires (64 millions de salariés actuellement). Il faut donc les développer et les protéger afin qu’ils ne tombent pas sous le coup des règles de la concurrence. Cet objectif est un élément central de mon projet économique pour la nouvelle mandature.

Instaurer un revenu dignité jeunesse

dignitéjeunesse

Après le suffrage universel acquis en 1789, après la mise en place dela Sécurité sociale, il faut donner sa pleine mesure à la consolidation démocratique de la citoyenneté en mettant en placeun revenu universel. Depuis les années 1970 le plein emploi est un horizon toujours recherché, mais jamais atteint. On donne la majorité politique à 18 ans, pas la majorité économique. Face à ce constat, l’écologie politique que je porte propose de sortir chaque individu de la pauvreté en instaurant la distribution à chacun d’un revenu inconditionnel permettant de vivre décemment. C’est un outil constitutif de la citoyenneté. Il s’agit de donner sa pleine mesure à la consolidation démocratique de la citoyenneté européenne en mettant en place un “revenu universel». En portant l’idée de revenu universel, il s’agit de proposer un nouveau contrat social, moderne, respectueux des individus et de la planète ; une troisième voie, une utopie réaliste.

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