J’ai voté en faveur du rapport de mon collègue vert Carl Schlyter afin de mettre un terme aux démantèlements sauvages de navires européens dans les pays en voie de développement. Malheureusement, une disposition phare de ce rapport n’a pas été approuvée par l’assemblée plénière. Elle portait sur la création de diverses formes d’incitations financières pour favoriser un démantèlement sécurisé des navires, comprenant notamment un fonds de démantèlement financé par l’industrie elle-même.

Néanmoins, ce vote a permis de mettre fin à un scandale environnemental d’envergure. En effet, jusque là, la plupart des navires en fin de vie battant pavillon de l’UE étaient envoyés vers l’Asie du Sud-est, où ils étaient démantelés dans des conditions totalement inacceptables pour la santé humaine et l’environnement.

Plus près de nous si à Marseille la décision était prise d’investir dans une infrastructure portuaire de pointe s’agissant du démantèlement et du recyclage des navires en fin de vie, ce sont plus de 1000 emplois qui seraient en jeu pour le port de Marseille Fos.

A cet égard, je réaffirme en ma qualité de conseiller municipal et élu des 13 et 14 arrondissements que Marseille doit se positionner comme une Capitale Européenne de l’économie verte et des énergies renouvelables. Des financements européens mais également d’Etat sont disponibles pour la création d’un pôle de compétitivité de dimension européenne sur la question de la transition écologique de l’économie.

A la clé de ce projet, c’est plus de 25 000 emplois potentiels à créer sur Marseille au cours des 5 prochaines années dans les domaines du tri sélectif, de l’énergie solaire et éolienne, de la géothermie mais également de la recherche et de l’innovation sur les véhicules électriques.

Marseille, de part ses atouts naturels, la mer, le vent, le soleil, ne peut passer à côté de cet enjeu majeur pour redynamiser l’économie et l’industrie de la future métropole.

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