Le jeudi 18 avril 2013, le Parlement européen a évoqué en séance plénière la question du démantèlement et du recyclage des bateaux en fin de vie. Si celui-ci n’a pas validé l’option d’un fond dédié, il n’en demeure pas moins que cette activité reste porteuse et le Conseil des Etats membres aura prochainement l’occasion de se positionner en sa faveur.

Cette question n’est pas anecdotique. Selon certaines estimations, ce sont plus de 1.000 emplois qui sont en jeu pour le port de Marseille Fos si la décision était prise d’investir dans une infrastructure portuaire de pointe pour le démantèlement et le recyclage des navires en fin de vie.
Mais plus largement, l’élu local que je suis réaffirme que Marseille doit se positionner comme une Capitale Européenne de l’économie verte et des énergies renouvelables. Des financements européens mais également d’Etat sont disponibles pour la création d’un pôle de compétitivité de dimension européenne cette question.
Marseille, de par ses atouts naturels, peut jouer un rôle de première importance dans cette transition économique. Si les énergies marines semblent difficiles à exploiter, nous avons du côté de l’éolien et du solaire une réelle carte à jouer. La production d’énergie renouvelable est importante, mais elle doit s’accompagner d’une politique volontariste visant à une plus grande efficacité énergétique. Cela passe obligatoirement par le développement des transports en commun, mais aussi par l’isolation des bâtiments et le tri et la valorisation des déchets. A cela pourrait potentiellement s’associer une politique de développement de pôles scientifiques de pointe afin d’encourager la recherche et l’innovation, de développer des techniques et des savoir-faire valorisables et exportables.
Meilleure exploitation des ressources renouvelables, plus grande efficacité énergétique, recherche et développement : voici les 3 pieds d’un projet à grande échelle qui pourrait potentiellement créer 25.000 emplois, renforcer l’autonomie énergétique et l’assise économique de Marseille. C’est une véritable révolution industrielle dont notre ville a besoin, afin d’assumer son rôle de Capitale Européenne de l’Economie verte.

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