Pour l’égalité de traitement, le respect et la solidarité à l’égard des Roms

TOPSHOTS-FRANCE-ROMA-MINORITY-IMMIGRATION-RIGHTSLes Roms méritent des conditions de vie décente, ce sont des européens comme nous tous ne l’oublions pas. Par ailleurs, l’Union Européenne a mis en place des ressources pour leur intégration, utilisons-les !

La communauté Roms, avec 12 millions de personnes, est la première minorité en Europe. Aujourd’hui environ 15 000 Roms vivent en France et la classe politique ne cesse d’instrumentaliser la question Rom plutôt que de prendre les mesures nécessaires à l’intégration de ces citoyens européens. J’ai pris l’initiative au Parlement européen d’intervenir directement auprès de la Commissaire Mme Reding pour l’interpeller sur les conditions inhumaines et révoltantes de traitement reservé à la communauté Rom tant dans les pays d’accueil que dans les pays d’origine de cette communauté.

J’ai rappelé dans le débat public qu’une enveloppe de près de 17,5 milliards d’euros a été allouée sur la période 2007-2013 via le FSE, le FEDER, et dans une moindre mesure le FEADER pour permettre l’intégration des Roms. Pourtant, ces fonds ne sont quasiment pas utilisés dans certains États dont la France où la question de l’intégration des Roms est posée.

Il est indispensable de renforcer le contrôle sur l’utilisation des subventions européennes dans les pays d’origine tout en permettant aux élus locaux des pays d’accueil de bénéficier plus facilement de moyens leur permettant de répondre à l’urgence sanitaire, éducative et de formation nécessaire à la stabilisation dans les meilleures conditions de la communauté Rom où qu’elle se trouve en Europe.

Le groupe des ecologistes au Parlement européen comme partout ailleurs continuera de défendre une approche humaniste de tolérance et de solidarité à l’égard des Roms comme de toutes les minorités.

DES PAROLES AUX ACTES
Un parlementaire qui s’engage pour une Europe de l’égalité, de la fraternité et de la solidarité.

  • 10 septembre 2013- Mon intervention dans l’Assemblé Plénière du Parlement européen

En septembre 2012, face à la Commissaire Reding en charge de ces questions, j’ai demandé une clarification de l’utilisation des subventions européennes en faveur des Roms. Ces subventions doivent être contrôlées et réévaluées par le Parlement européen. De plus, j’ai défendu l’idée de confier la gestion de la majorité de ces subventions aux élus locaux, qui auront à cœur de régler le problème car ils se situent au plus près du terrain.

  • 13 septembre 2013 – Question parlementaire : Situation des Roms en Europe

Suite à mon intervention en plénière sur l’’utilisation des subventions européennes en faveur des Roms, j’ai adressé une question parlementaire à la Commissaire Reding a ce sujet afin de connaître sa position officielle sur cette question.
Réponse de la Commissaire :
Mme la Commissaire m’a indiqué que la Commission européenne donne des recommandations sur les stratégies nationales afin que chaque État revoit sa copie. Toutefois, la Commission européenne ne dispose pas de pouvoir de contrainte sur les États pour vérifier que ces derniers ont effectivement modifié leur stratégie en conséquence.
En ce qui concerne l’utilisation des fonds, ces derniers sont gérés par les États avec une supervision de la Commission. Ces fonds sont accessibles qu’à la condition, en ce qui concerne les Roms, d’avoir soumis à la Commission un cadre stratégique national d’intégration des Roms. Ce cadre doit préciser les objectifs nationaux réalisables, des mécanismes de suivi solides et doit être conçu, exécuté et suivi en étroite collaboration avec la société civile rom.
Que retirer de cette réponse ? Si la Commission répond concrètement à la question de la mise en place de subventions qui sont cogérés par les États et la Commission, elle ne donne aucune piste sur l’insuffisance de leur usage…Il est donc temps de remettre les élus locaux au centre de ce processus afin d’assurer la traçabilité, l’efficacité et le plein usage des fonds européens.

Crédit Photo : Expulsion de Roms à Villeurbanne, le 9 août 2012 (Philippe Desmazes/AFP)