Le Parlement européen va aborder dans les prochains mois la réforme du système ferroviaire à l’échelle européenne. Au moment où en France le gouvernement décide de regrouper SNCF et RFF sous un pôle unifié de service public ferroviaire, le Commissaire européen en charge des Transports, Siim Kallas fait part de ses objectifs relativement en opposition au choix du gouvernement français. La Commission européenne souhaite en effet amplifier la scission entre les exploitants ferroviaires historiques (SNCF, Deutsche Bahn, Trenitalia) et les gestionnaires d’infrastructures (RFF, etc.) qui ont pour mission de moderniser notre système ferroviaire par la maintenance et la construction de nouvelles infrastructures. Derrière la question de la gouvernance, il apparaît clairement que la Commission européenne souhaite libéraliser le marché national et régional des voyageurs. Je considère pour ma part que cette ouverture du marché ferroviaire nécessite un cadre social clair et indispensable pour éviter tout risque de dumping à travers la libéralisation voulue par la Commission.
En tant que député européen je me suis positionné dans ce débat avec la ferme intention de conforter la notion de Service Public de transport ferroviaire. Selon moi, trois enjeux sont prioritaires dans le cadre de la réforme à venir:
1. Accroître la part modale du ferroviaire sur la route (enjeu économique, social et écologique).
2. Proposer une offre de transport de qualité autant pour les Trains de la Vie Quotidienne que pour les Trains à Grande Vitesse (TER et TGV).
3. Associer la qualité du service proposé à une tarification juste et équitable en fonction du portefeuille de nos concitoyens (abonnements scolaires, salariés, retraités, familles nombreuses, …).
C’est avec un état d’esprit ouvert mais décidé que je défendrai le savoir-faire des cheminots en matière notamment de sécurité des circulations mais également les conditions de travail de ceux qui appartiennent à la grande famille du chemin de fer français.

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