Le 9 mai dernier à l’occasion de la journée de l’Europe, j’ai eu le plaisir de participer à une conférence sur la citoyenneté européenne à Aix en Provence. Sujet important et même fondamental pour l’avenir des États membres.

Bronislaw Geremek, historien et homme politique polonais disait, « Après avoir fait l’Europe, nous devons faire maintenant des Européens », une vision que je partage.

Aujourd’hui La problématique de la citoyenneté, préoccupe les représentants des institutions européennes et particulièrement les membres du Parlement Européen, en raison de la baisse régulière et continue de la participation à l’occasion des élections nationales et européennes. Cette inquiétude est renforcée par les très forts taux d’abstention durant les dernières élections européennes notamment celles de 2004 (les plus bas de l’histoire des élections européennes) et par la relation de plus en plus distante entre les citoyens de l’UE et l’Union européenne, exprimée dans plusieurs pays durant le référendum sur le traité de Lisbonne.

Selon un sondage TNS Sofres sur les Français et la citoyenneté européenne, seulement 38% d’entre eux se perçoivent comme des citoyens de l’Europe.

Mais alors, comment enrayer ce processus ? Selon ces mêmes Français la meilleure façon de renforcer un sentiment de citoyenneté européenne est l’élection d’un président pour l’Europe, une idée que je soutiens totalement. C’est en élisant un président comme nous en élisons un en France qu’il faut fonctionner afin de fédérer ces bientôt 28 pays.

Pour contrer ce phénomène de « rejet » européen, l’UE a mis en place des initiatives comme « l’Europe pour tous » qui a pour objectifs forts, le dialogue interculturel ou encore l’emploi, et la cohésion sociale.

Il existe aussi le programme « jeunesse en action » qui a pour objectif de promouvoir le sens de la citoyenneté européenne active, de la solidarité et de la tolérance des jeunes Européens et à leur faire jouer un rôle actif dans la création de l’avenir de l’Union Européenne.

Pour finir l’UE a également mis en place le programme « l’année européenne des droits des citoyens » auquel elle alloue un budget d’un millions d’euros. Ce programme vise à informer les citoyens européens sur les droits et les possibilités que leur offre la citoyenneté de l’Union européenne. Il permet également  de susciter le débat sur les obstacles qui empêchent les citoyens d’exploiter pleinement ces droits, et d’élaborer des propositions concrètes pour supprimer ces obstacles et de participer à des forums civiques sur les politiques et les questions européennes.

Après avoir construit l’Europe économique et technique, il est temps de bâtir une Europe sociale, une Europe des régions et des PME qui n’a pas encore la dimension politique qu’elle devrait avoir, qui doit gagner en proximité et renforcer sa pratique démocratique.

L’Europe est imparfaite c’est une évidence. Mais nous ne devons pas perdre notre désir de voir notre continent plus prospère et plus solidaire. C’est le désir d’une autre Europe qu’il faut porter et non le refus de l’Europe.

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