Pour une Europe des transports respectueuse écologiquement et socialement

FerroutageL’ouverture du marché des transports ne doit pas induire une dégradation des conditions de travail pour les salariés de ce domaine ni une baisse de qualité des services pour les usagers. 

Nous avons refusé il y a cinq ans la directive Bolkestein. Le signal politique était clair : il est hors de question de mettre au chômage des hommes et des femmes disposant d’un savoir-faire et d’une formation de qualité au prétexte d’accroître les bénéfices de quelque grandes multinationales.

Malgré cela, la Commission européenne persiste encore et toujours à vouloir imposer sa vision néo-libérale concernant les Services d’Intérêt Généraux, l’équivalent de nos services publics français.

Pour autant, de réelles victoires ont été remportées au cours des 18 derniers mois. Nous avons ainsi collectivement réussi à faire reculer le Commissaire en charge des Transports qui souhaite accroître le trafic routier et créer du dumping social.

Les écologistes au Parlement européen ont défendu une réforme ferroviaire favorisant l’investissement dans des infrastructures de qualité et permettant la mise en place d’un système ferroviaire ambitieux tant pour les voyageurs que pour le transport de marchandises. Nous avons également soutenu une approche de report modal de la route vers le rail pour réduire la pollution environnementale et gagner en efficacité économique.

Il en a été de même pour le maritime et le portuaire, où nous avons porté une vision multimodale permettant de mettre en valeur le méroutage et le développement des Autoroutes de la Mer en remplacement du routier. Nous avons lutté aux côtés des professions de la mer pour tirer vers le haut les conditions de travail sur le continent européen.

Enfin dans l’aérien, et alors que la Commission souhaite aller encore plus loin dans la libéralisation du ciel européen, nous avons mené un combat de fond sur les conditions de travail des salariés mises à mal par les compagnies aériennes à bas coût.

Les Verts européens militent ainsi pour des investissements financiers importants en faveur de transports propres et favorisant la sobriété énergétique sur la consommation à tout crin. Nous restons opposés aux projets pharaoniques, tel le Lyon-Turin, en privilégiant les transports de proximité, symbole d’une synergie entre nos territoires régionaux en Europe et au cœur du quotidien des citoyens.

DES PAROLES AUX ACTES
Un parlemantaire qui s’engage pour les transports européens.

  • 11 mars 2013 - Mon intervention dans l’Assemblé Plénière du Parlement européen

À l’occasion de mon intervention en session pleniere sur la réforme ferroviaire, j’ai souhaité rappeler que si nous voulons réussir cette réforme en Europe, il faut, au préalable, intégrer deux dimensions, aujourd’hui absentes des orientations de la Commission. Avant toute chose, il est nécessaire de bâtir un socle social commun à tous les salariés du ferroviaire en Europe, pour tirer vers le haut et leur assurer des conditions de travail dignes. Ensuite, pour mieux développer le ferroviaire nous devons investir au niveau européen dans des infrastructures de qualité, avec un budget européen ambitieux. A l’heure actuelle, le Conseil propose de le réduire de 20%, ce qui est inacceptable.

  • 10 octobre 2013 – Proposition de résolution visant à rejeter le réglement sur le temps de vol et les périodes de repos des pilotes et des personels de cabine

Durant la première session plénière d’octobre, j’ai alerté l’ensemble des députés européens sur les dangers de la proposition de la Commission européenne concernant le temps de vol pour le personnel navigant. Cette proposition, qui avait été auparavant rejetée par la Commission Transport du Parlement européen, visait à détricoter les conditions de travail des pilotes, steward et hôtesses de l’air de France, déjà mis à mal par les compagnies aériennes à bas coût. Si je défends un report de l’aérien vers le rail pour les trajets à courte et moyenne distance, on ne peut néanmoins pas transiger avec les conditions de travail du personnel navigant et la sécurité des passagers. Malgré tout, les députés européens ont adopté cette proposition dans le cadre d’une alliance grossière et inacceptable. Le groupe des verts européens aura pris une fois de plus ses responsabilités en se posant en tant que défenseur d’une Europe sociale contre le dumping proposé par la commission européenne, d’une Europe respectueuse des travailleurs, d’une Europe plus démocratique car passant par la codécision, d’une Europe enfin exigeante en matière de sécurité dans les transports. »

  • 07 mai 2013 – Avis en tant que rapporteur fictif sur les aides d’États pour les services publics de transport de voyageurs par chemin de fer et par route

En tant que rapporteur pour mon groupe politique, je me suis positionné dans ce débat pour défendre la notion de Service Public de transport ferroviaire. Les États sont les premiers acteurs stratégiques du ferroviaire et à ce titre, s’ils doivent prévenir par la suite des aides accordées en accord avec les règles européennes. Ici, la Commission souhaitait ici s’arroger le droit de décider si des aides d’État dans ce domaine étaient valables ou non, en violation du principe de subsidiarité. Cela n’était pas acceptable et à contre-courant de ma vision de l’Europe. Soutenu dans mon approche par les députés de mon groupe mais également par l’ensemble des députés européens, cette proposition de la Commission a été rejetée. C’est une victoire collective dont je me félicite.